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Droits des travailleuses et travailleurs migrants aux Emirats Arabes Unis

L'année dernière encore, les travailleurs migrants, qui formaient l’immense majorité de la main-d’oeuvre dans le secteur privé aux Emirats Arabes Unis, étaient toujours en butte à l’exploitation et aux mauvais traitements. Ils restaient liés à leur employeur par le système de parrainage (kafala) et étaient privés des droits à la négociation collective. Les syndicats demeuraient interdits et les travailleurs étrangers qui participaient à des grèves risquaient l’expulsion et l’interdiction de revenir aux Émirats arabes unis pendant un an. La Loi fédérale n° 10 de 2017, limitant le temps de travail et prévoyant un repos hebdomadaire, 30 jours de congés payés annuels et le droit de conserver ses papiers d’identité, est entrée en vigueur en septembre. Ce texte semblait permettre aux salariés de rompre leur contrat si leur employeur ne respectait pas l’une de ses clauses, et précisait que les litiges seraient traités par des juridictions spécialisées ainsi que par les tribunaux. Néanmoins, les travailleurs demeuraient à la merci d’employeurs les accusant d’infractions définies en des termes trop vagues et généraux, telles que le fait de « ne pas avoir protégé les secrets de leur entreprise », passibles de peines pouvant aller jusqu’à 100 000 dirhams émiriens d’amende (27 225 dollars des États-Unis) ou six mois d’emprisonnement. En septembre, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale s’est déclaré préoccupé par le manque de suivi et d’application des mesures visant à protéger les travailleurs migrants, ainsi que par les obstacles auxquels ceux-ci étaient confrontés pour accéder à la justice, notamment leur réticence à déposer plainte par crainte de subir des conséquences négatives.

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